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Mesure #2 pour la souveraineté de Madagascar : Quitter la Banque mondiale et le FMI

 Après avoir récupéré la Banque centrale au service du peuple, la seconde mesure essentielle est de botter le cul définitivement de la Banque mondiale et du FMI. Cet article résume parfaitement le problème de ces deux institutions avec les pays pauvres. C'est un modèle des colonnes Excel, par des experts qui n'ont pas vu la réalité, mais la nient à chaque jour qui passe. Ils sont dans leurs bureaux flambants neufs, payés avec les ressources des pays pauvres et ils ne voient que les statistiques. Fondamentalement, ce sont des astrologues au service des Dieux maléfiques des occidentaux.

Le FMI et la Banque mondiale ont la même politique moisie depuis 50 ans. Donner de l'argent aux pays pauvres et exiger des "ajustements structurels". En langage courant, cela signifie moins d'Etat et plus de secteur privé. Mais dans un pays pauvre, le secteur privé est aussi pauvre que l'Etat, par conséquent, ce sont les multinationales du secteur privé occidental qui vont combler le vide.

Cette simple équation est la cause de tous les maux. On vous donne une obole et en échange, on exige la totalité de vos ressources gratuitement. Ce qui est terrible est que les dirigeants malgaches qu'ils s'appellent Andry, Marc ou Hery sont glorieux d'annoncer qu'ils ont obtenu un financement de Bretton Woods, un drôle de monde où les mendiants se glorifient d'être encore plus réduit à la mendicité.

Ces institutions empêchent également les pays pauvres de tomber sous le giron asiatique qui est plus intéressant, car l'Etat pauvre peut voir comment des Etats comme la Chine, le Japon, la Corée du Sud ont pu devenir des pays puissants sans aucune aide du FMI et de la Banque mondiale. Depuis le régime Ravalomanana jusqu'à celui de Hery, Madagascar avait fait le pari intéressant de s'adosser à la Chine, notamment en devenant partenaire dans les Nouvelles routes de la Soie. Avec Rajoelina qui est occidentalisé et francophile, il rejette la Chine et se jette aux bras de la Banque mondiale et du FMI pour le plus grand malheur du pays.

L'ambassadeur du Japon à Madagascar avait déclaré que Madagascar et le Japon sont tous les deux des îles et que Madagascar avait même plus de ressources que le Japon, pourtant "il ne comprend pas pourquoi le pays n'avance pas". En langue diplomatique, cela veut dire que le pays a d'immenses boulets qui ont pour nom la Banque mondiale et le FMI.

Il ne faut jamais oublier la règle d'or du développement d'un pays est qu'il est exclusivement endogène. On ne peut pas sous-traiter ou externaliser le développement. Le peuple malgache, par sa souveraineté, doit être maitre de son destin. Bien sûr, il y a la corruption endémique et des élites malgaches qui sont des analphabètes sur le plan politique. Mais il faut un Etat fort pour y remédier et la puissance d'un Etat se détermine par sa capacité à frapper monnaie autant que nécessaire. Car on pourrait arguer que sans le FMI et la Banque mondiale, Madagascar n'aurait plus d'argent. Eh bien, il suffirait de créer par la Banque centrale. C'est pour ça que si on ne récupère pas entièrement notre pouvoir monétaire, on ne peut pas sortir de Bretton Woods.

La Malaisie, l'Indonésie, les Philippines, le Venezuela ont tous quitté le FMI et la Banque Mondiale au début des années 1980 et leur développement a été fulgurant. Madagascar doit quitter immédiatement le FMI et la Banque Mondiale et peut-être que ce sera difficile au début, mais la liberté et la souveraineté ne sont pas négociables et il faut parfois s'arracher des médecins économiques qui nous vend des remèdes toxiques depuis 50 ans.


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